À l’été 2025, des analyses réalisées par les autorités suisses ont mis en évidence la présence de 1,2,4-triazole dans certaines eaux alimentées par le lac Léman.
L’origine de cette contamination a été associée principalement à des rejets provenant du site chimique de Monthey (VS) dans le Rhône, qui alimente ensuite le lac Léman.
Dès la connaissance de cette situation, Thonon Agglomération a immédiatement engagé, aux côtés de l’Agence Régionale de Santé (ARS) et des autorités compétentes, un suivi renforcé de la qualité de l’eau potable distribuée sur le territoire.
Les analyses réalisées à ce jour confirment que l’eau du robinet peut être consommée sans danger pour la santé.
Cette page a vocation à répondre de manière transparente à vos principales questions.
Le 1,2,4-triazole est une molécule chimique utilisée comme intermédiaire dans la fabrication de produits pharmaceutiques, agrochimiques, biocides et autres substances industrielles. Elle peut aussi être formée par la dégradation de pesticides ou de médicaments dans l’environnement.
À l’été 2025, des analyses réalisées par les cantons de Genève, Vaud et Valais ont mis en évidence la présence de 1,2,4-triazole dans l’eau potable issue du Léman, à des concentrations mesurées autour de 0,5 à 0,8 microgrammes par litre (µg/L), soit supérieures à la limite fédérale suisse de 0,1 µg/L fixée dans le cadre de la réglementation sur la qualité de l’eau potable.
Côté France, des analyses réalisées en octobre 2025 sur cette prise d’eau ont confirmé la présence de 1,2,4-triazole à des concentrations comparables à celles observées côté suisse, comprises entre 0,5 et pouvant atteindre jusqu’à 0,9 µg/L selon certains relevés.
Les investigations menées par les autorités suisses indiquent principalement une origine industrielle.
Les analyses effectuées par les autorités cantonales valaisannes le long du Rhône ont indiqué que les apports en 1,2,4-triazole se produisent principalement à partir du site chimique de Monthey, et principalement de l’entreprise Syngenta, fabricant de produits phytosanitaires.
Les communes principalement alimentées par l’eau issue du Léman sont notamment :
Ces communes sont concernées car une partie de leur eau potable provient de l’eau prélevée dans le Léman au niveau d’Yvoire, puis traitée à l’usine de potabilisation de Chevilly à Excenevex avant d’être distribuée sur le réseau.
Le territoire est alimenté par plusieurs ressources en eau qui sont équilibrées selon les besoins, les saisons et les niveaux disponibles des sources locales. En période estivale, lorsque la consommation augmente et que certaines sources naturelles produisent moins d’eau, la part d’eau issue du Léman peut être plus importante dans certains secteurs, notamment à Douvaine.
Il s’agit d’une substance dite « émergente », qui ne faisait pas partie des paramètres suivis de manière systématique jusqu’à récemment. Les dispositifs de surveillance de l’eau évoluent régulièrement en fonction des avancées scientifiques et des nouvelles capacités d’analyse. Sa détection montre justement que les méthodes de contrôle deviennent de plus en plus précises et permettent aujourd’hui d’identifier des substances présentes à des concentrations très faibles.
Selon les connaissances scientifiques actuellement disponibles, il est estimé qu’environ 60 tonnes de 1,2,4-triazole seraient présentes dans le lac Léman. Les premières modélisations réalisées par les scientifiques suggèrent qu’en l’absence de nouvelles mesures de réduction à la source, plusieurs années — potentiellement jusqu’à une vingtaine d’années — pourraient être nécessaires pour revenir durablement sous les valeurs réglementaires de qualité.
Oui, à ce jour, les autorités sanitaires françaises et suisses considèrent que ces concentrations ne présentent pas de risque pour la santé humaine.
L’eau du robinet peut être consommée normalement, pour tous les usages alimentaires et domestiques.
Les évaluations scientifiques actuellement disponibles indiquent que les concentrations relevées restent très inférieures au seuil sanitaire établi par les autorités compétentes.
Non, à ce jour, les autorités sanitaires considèrent qu’il n’est pas nécessaire d’utiliser de l’eau en bouteille. L’eau du robinet peut être consommée normalement pour l’ensemble des usages du quotidien.
À ce jour, les autorités sanitaires françaises et suisses considèrent que l’eau du robinet peut être utilisée normalement, y compris pour les nourrissons, les femmes enceintes et les personnes vulnérables.
Les concentrations actuellement mesurées ne présentent pas de risque identifié pour la santé aux niveaux observés.
Les concentrations mesurées (environ 0.5 à 0.9 µg/L) dépassent la limite réglementaire de 0,1 µg/L par les réglementations française et suisse sur l’eau potable.
Mais cette valeur constitue une norme de précaution destinée à garantir une qualité de l’eau la plus exigeante possible.
Cette évaluation se base notamment sur le rapport de l’Agence nationale française de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) publié en 2025 et fixant une valeur de consommation sans risques pour la santé, de 51 µg/L de 1,2,4-triazole sur une période de six ans.
Les concentrations mesurées dépassent effectivement la limite réglementaire de qualité fixée à 0,1 µg/L.
Cette valeur correspond toutefois à une norme de précaution très protectrice destinée à garantir une qualité de l’eau la plus exigeante possible.
Il est important de distinguer :
Selon les évaluations scientifiques actuellement disponibles, les concentrations mesurées restent très inférieures au niveau à partir duquel un risque pour la santé pourrait être identifié.
L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a ainsi fixé en 2025 une valeur sanitaire transitoire de 51 µg/L pour une exposition chronique sur plusieurs années.
Les concentrations actuellement observées restent largement inférieures à ce seuil.
Selon l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) , une concentration allant jusqu’à 51 µg/L sur plusieurs années ne présente pas de risque pour la santé.
En coordination avec l’ARS et en lien étroit avec les autorités suisses, un programme renforcé de suivi de cette molécule a été mis en place depuis janvier 2026 afin d’assurer un contrôle régulier de cette molécule dans les ressources utilisées pour la production d’eau potable.
Des études techniques sont également engagées pour faire évoluer progressivement certains procédés de traitement et réduire autant que possible les concentrations mesurées.
Les échanges entre les collectivités françaises, les services de l’État, la Commission internationale pour la protection des eaux du Léman (CIPEL), le Cluster Eau Lémanique et les autorités cantonales suisses se poursuivent afin d’assurer un suivi commun de la situation à l’échelle transfrontalière.
Il s’agit d’une substance dite "émergente”, qui ne faisait pas partie des paramètres suivis de manière systématique jusqu’à récemment. Sa détection montre justement que les dispositifs de surveillance évoluent et s’améliorent en continu.
Oui. Les analyses effectuées par les autorités cantonales valaisannes le long du Rhône ont indiqué que les apports en 1,2,4-triazole se produisent principalement à partir du site chimique de Monthey, et principalement de l’entreprise Syngenta, fabricant de produits phytosanitaires.
Les autorités suisses ont demandé aux entreprises concernées de mettre un terme aux rejets de substances à l’origine de cette contamination et d’engager des mesures correctives pour réduire durablement les apports dans le Rhône et le Léman.
Parallèlement, des démarches juridiques sont en cours ou à l’étude afin de protéger durablement la ressource en eau et les intérêts des territoires concernés. Côté français, un courrier est actuellement en préparation à destination de l’État afin de demander un accompagnement renforcé sur le suivi de cette pollution, la coordination transfrontalière et l’identification des responsabilités.
La détection du 1,2,4-triazole résulte d’analyses spécifiques menées à partir de l’été 2025. Comme pour toute substance émergente, un temps d’analyse et de validation des données a été nécessaire sur notre territoire afin de :
La situation fait l’objet d’un suivi continu.
Les autorités françaises et suisses poursuivent les investigations et les actions engagées afin :
Thonon Agglomération continuera d’informer régulièrement les habitants de l’évolution de la situation.