Thonon Agglomération

Espèces invasives et à enjeux pour la santé

Espèces invasives et à enjeux pour la santé

Espèces à enjeux pour la santé : reconnaître, prévenir, agir

Certaines espèces animales et végétales sont aujourd’hui de plus en plus présentes sur nos territoires. Si elles font partie de notre environnement, certaines peuvent représenter un risque pour la santé : piqûres, réactions allergiques, brûlures ou encore intoxications.

Sur notre territoire, plusieurs espèces à enjeux pour la santé ont été identifiées : chenille processionnaire, frelon asiatique, moustique tigre, tique, ambroisie à feuille d'armoise, berce du caucase et datura.

L’objectif n’est pas d’alerter inutilement, mais de donner à chacun les bons réflexes pour profiter de la nature en toute sécurité.

Pourquoi faut-il être vigilant ?

Ces espèces peuvent entraîner différents types de risques :

  • Irritations cutanées ou brûlures
  • Réactions allergiques parfois sévères
  • Difficultés respiratoires
  • Transmission de maladies
  • Intoxications en cas d’ingestion accidentelle

Une bonne connaissance permet d’adopter les bons comportements et d’éviter la majorité des situations à risque.

Découvrez dans le guide ci-dessous les éléments qui vous permettront de les reconnaître, les bons réflexes à adopter et les numéros utiles en cas de contact ou ingestion.

Qu'est-ce qu'une espèce invasive ?

Une espèce invasive ou exotique envahissante (EEE) est une espèce introduite dans un milieu qui n’est pas son milieu d’origine, et dont le développement va nuire aux espèces et à la biodiversité locale (dommages écologiques, socio-économiques…)

Afin de pouvoir évaluer le niveau de colonisation du territoire, le Syndicat Mixte des Affluents du Sud-Ouest Lémanique a réalisé en 2015 un inventaire des plantes invasives sur une partie de son réseau hydrographique.

Le territoire du Sud-Ouest lémanique n’est pas épargné, au total neuf espèces ont été répertoriées, à savoir la Renouée du japon (Reynoutria japonica ou Fallopia japonica), la Balsamine de l’Himalaya (Impatiens glandulifera ou Impatiens balsamina), le Solidage géant (Solidago gigantea), le Solidage du canada (Solidago canadensis L.), le Buddleia ou arbres à papillon (Buddleia davidii), le Robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia). Et dans une moindre mesure, la Berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum), l’Ambroisie à feuilles d’armoise (Ambrosia artemisiifolia) et l’Ailante (Ailanthus altissima).

Il est nécessaire de surveiller la progression de ces espèces, de limiter leur prolifération mais surtout lutter contre leur introduction dans les milieux naturels. En effet, pour la plupart, elles ont été introduites comme plante ornementale.

Ne rencontrant aucune contrainte, ni aucun concurrent naturel, elles peuvent se répandre rapidement et engendrer de multiples problèmes:

  • La disparition des plantes indigènes/locales : les plantes invasives s’installent de manière agressive, massive et définitive, supplantant les plantes indigènes.
  • La diminution de la biodiversité : la modification ou la fermeture des milieux par les plantes invasives entraîne une perte de la richesse en espèces des écosystèmes.
  • La perturbation des activités humaines : pêche, chasse, navigation…, les plantes invasives forment des zones impénétrables limitant l’accès au site, l’écoulement des eaux, les activités de pêche, de navigation et les loisirs nautiques.
  • Les problèmes sanitaires d’allergie, brûlures et coupures : les pollens de certaines plantes invasives peuvent provoquer des allergies. Le contact cutané avec d’autres espèces peut provoquer des brûlures.

Berce du Caucase